Vous rêvez de créer une jolie jardinière en parpaing sans fondation ? Découvrez toutes les étapes essentielles pour y arriver. Gardez à l’esprit que faire appel à un professionnel est conseillé, surtout si vous manquez d’expérience. Plongeons ensemble dans cet univers de jardinage pratique et durable !
Vous envisagez de créer une jardinière en parpaing sans fondation ? Voici un guide complet pour vous aider dans cette démarche. Avant de commencer, sachez qu’il est recommandé de faire appel à un professionnel si vous n’avez pas d’expérience dans ce domaine.
Étudier sa faisabilité
Tout d’abord, il est important de noter que la construction d’une jardinière en parpaing sans fondation est envisageable pour des hauteurs allant jusqu’à 40-60 cm. Cela convient aux constructions d’une longueur maximale de 2 mètres et nécessite un sol compact et bien drainé. En général, la durée de vie de votre jardinière est estimée à environ 10 à 15 ans, à condition de bien préparer le terrain.
Les matériaux requis
Pour ce projet, il vous faudra des parpaings creux standards (dimensions de 20x20x50 cm) ainsi que du gravier de 10/20 ou un mélange tout-venant d’une épaisseur de 15 à 20 cm. Il est également nécessaire d’utiliser du mortier prêt à l’emploi ou un mélange de sable et de ciment. D’autres outils essentiels incluent un niveau à bulle, une dame de compactage et un cordeau. Pour des finitions plus solides, envisagez des fers à béton pour les angles ou du géotextile.
La préparation du terrain
Commencez par délimiter la zone avec un cordeau et des piquets, puis décaissez le terrain sur environ 15 à 20 cm de profondeur. Vérifiez l’aplomb avec le niveau à bulle. Ensuite, versez le gravier et compactez-le à l’aide de votre dame. Si le sol est meuble, vous pouvez envisager d’ajouter une semelle de béton maigre de 5 à 10 cm.
Le montage des parpaings
Commencez par poser la première rangée de parpaings sur le gravier compacté. Étalez une fine couche de mortier entre chaque parpaing et vérifiez le niveau et l’aplomb à chaque étape. Il est conseillé de ne monter que 2 rangs maximum, c’est-à-dire jusqu’à 40 ou 60 cm de hauteur. Pour les constructions supérieures à 40 cm, renforcez les angles avec des fers verticaux. Laissez sécher le tout pendant 24 à 48 heures avant de procéder au remplissage.
Le remplissage de la jardinière
Pour créer une couche de drainage adéquate, prévoyez environ 10 cm de gravier ou de billes d’argile, puis placez un feutre géotextile dessus. Ajoutez ensuite de la terre végétale ou du BRF (broyat de branches) afin de préparer le sol pour les plantations. Patientez 48 heures après le séchage du mortier avant de planter vos fleurs ou légumes.
Les alternatives de la stabilisation
Pour améliorer la stabilité, il est possible de créer un lit en gravier renforcé de 20 cm avec des pierres latérales, ou de poser directement la jardinière sur une dalle de béton existante. Une autre option serait d’utiliser des gabions métalliques pour favoriser le drainage naturel. Si vous êtes confronté à un sol moyen, envisagez d’utiliser une semelle allégée en béton.
Les risques et erreurs
Attention aux risques de fissures si le sol est argileux ou meuble, ainsi qu’aux problèmes de tassement si le gravier n’est pas correctement compacté. N’oubliez pas de prendre en compte les risques d’infiltrations d’eau sans système de drainage. Évitez également de dépasser 2 mètres en longueur ou 60 cm en hauteur, et n’oubliez pas de vérifier le niveau à chaque rang de parpaings.
Nos conseils pour la durabilité
Pour assurer la durabilité de votre jardinière, choisissez un emplacement ensoleillé et abrité du vent. Nettoyez les parpaings chaque année avec un produit anti-mousse. Évitez de dépasser une charge de 500 kg/m² et songez à sceller les joints extérieurs afin de garantir l’étanchéité.
Mon avis :
La création d’une jardinière en parpaing sans fondation peut être viable pour des structures de moins de 60 cm de hauteur, dans des sols bien drainés. Cependant, le risque de fissures sur sol meuble et la nécessité d’un bon drainage sont à considérer. Une préparation adéquate et un suivi régulier prolongeront la durée de vie de l’installation, estimée entre 10 et 15 ans.
